Pour effectuer n’importe quel mouvement, qu’il soit simple ou complexe, on sollicite forcément les muscles. S’assoir, se relever, rester debout, immobile, soulever un objet ou tout simplement marcher, ces gestes que l’on fait au quotidien font travailler l’un ou l’autre des muscles du corps. La robustesse et la fermeté de ces derniers permettent de résister aux différentes forces auxquelles ils sont soumis. Mais il peut arriver que suite à un mauvais geste ou à un accident quelconque, l’on s’en sorte avec des muscles abîmés.

Que comprendre d’un muscle abîmé ?

Lorsqu’un muscle reçoit un coup, la blessure peut être interne ou externe. Lorsque la région affectée se trouve à l’extérieur du muscle, on parle de contusion musculaire. Par contre, lorsque la région affectée par le choc se trouve à l’intérieur, il s’agit d’élongations, de claquages ou de déchirures musculaires.  Cela arrive souvent lorsqu’on effectue un sport intense.

Dans l’un ou l’autre cas, la douleur au muscle concerné est réelle. Les mesures à prendre en cas de muscle abîmé varient en fonction du type de choc subi. Pour avoir les meilleurs réflexes et agir promptement, connaitre les symptômes, les causes et manifestations de chaque affection ainsi que les actions de premiers secours s’avère capital.

La contusion musculaire

Encore appelée « béquille », la contusion musculaire est définie comme une blessure sans rupture de la peau. Souvent douloureuse, elle est caractérisée par une décoloration et une enflure. Elle est causée par un traumatisme direct qui peut naître suite à un choc ou une chute  au cours  d’un effort sportif, par exemple. La contusion peut être grave mais est le plus souvent bénigne.

Elle se manifeste par une élongation ou une entorse. Lorsque le muscle est gravement abîmé, cela s’accompagne d’une impossibilité de se tenir debout et encore moins de marcher. Les autres caractéristiques d’une contusion sont :

  • gonflement et une ecchymose (l’ecchymose résulte de la section d’un vaisseau sanguin. Cela provoque un léger saignement sous-cutané qui, visuellement, ressemble à un bleu) ;
  • douleur au muscle atteint ;
  • hématome.

Que faire face à une contusion ?

Lorsque vous sentez une contusion, le premier réflexe à avoir est d’arrêter immédiatement ce que vous faisiez et d’utiliser un sac de glace. Le froid est connu comme ayant une action bénéfique sur un muscle abîmé. Il permet de détendre et aide à soulager la douleur. Les médecins du sport conseillent de mettre en application le BREF, c’est-à-dire Bandage, Repos, Élévation, Froid. Avec cette méthode, on se remet vite sur pied.

Par contre, si vous êtes en face d’une contusion beaucoup plus grave ou si le traumatisme concerne des zones particulières (la tête, le cou, le visage, etc.), faites la même chose mais appelez de facto une ambulance pour une prise en charge plus complète. Notez toutefois qu’il faut éviter de masser ou d’appliquer de la chaleur sur le muscle abîmé ; cela aura pour conséquence d’aggraver la douleur. Retenez enfin que le port de matériels de protection nécessaires à la pratique de votre sport peut minimiser de manière drastique les risques de souffrir d’une contusion.

L’élongation musculaire

Il est très fréquent que les sportifs amateurs brûlent l’étape des échauffements et se lancent directement dans la pratique d’une activité sportive. Ainsi, lorsqu’on effectue des efforts jusqu’à un certain niveau, il peut arriver que l’un des muscles sollicités se tende et reste étiré. Cela crée une douleur intense au niveau du muscle concerné. La douleur va crescendo et est semblable à une crampe. On parle dans ce cas d’élongation musculaire.

Même si dans la plupart des cas elle survient pendant l’effort, l’élongation musculaire peut aussi survenir après l’activité sportive. Généralement, le muscle n’est pas sérieusement abîmé en cas d’élongation. Néanmoins, il faut arrêter l’effort et prendre quelques jours de repos pour que tout rentre dans l’ordre. Comme vous pourriez déjà le soupçonner, prévenir la survenue d’une élongation musculaire est simple. Il suffit de très bien s’échauffer avant le début de tout effort physique intense.

Le claquage et la déchirure musculaire

Les deux termes sont considérés par beaucoup comme étant des synonymes. Il y a néanmoins quelques nuances entre le claquage et la déchirure musculaire. Elles ont rapport avec les différents muscles abîmés et le degré de l’inflammation de ces derniers.

Le claquage

Lors d’un effort excessif persistant, des blessures peuvent apparaître au niveau de la fibre musculaire ou au niveau de quelques faisceaux musculaires isolés. On parle là de claquage. Une inflammation naît et une douleur violente est ressentie au niveau du muscle. Pour réduire l’inflammation, il faut appliquer de la glace sur la partie affectée. Cela  a pour effet de resserrer les vaisseaux sanguins et donc de réduire les saignements. Appliquer un bandage va permettre de limiter le gonflement. Il faut éviter à tout prix de masser ou de palper le muscle abimé. Enfin, il faut prendre quelques jours de repos. Cela est indispensable pour laisser le muscle guérir complètement.

La déchirure

Comme dit plus haut, la déchirure est semblable au claquage mais elle se manifeste par une rupture transversale du muscle. Dans le cas d’une déchirure, beaucoup de fibres musculaires sont atteintes. Elle peut subvenir après une contraction particulièrement importante ou après un choc très violent. Lorsqu’une déchirure survient, elle est immédiatement accompagnée d’une douleur vive et intense. Un gonflement de la partie touchée est observé et la victime se retrouve dans l’incapacité de bouger librement le membre atteint.

Comme dans les précédents cas, il faut appliquer de la glace ou un linge humide sur le muscle abîmé. Ensuite, il faut poser un bandage et appeler une ambulance. Une déchirure musculaire peut être très grave dans certains cas et une intervention chirurgicale peut s’avérer nécessaire pour soigner correctement le muscle. Il faut alors plusieurs mois pour s’en remettre. Après remise sur pied, la reprise des activités sportives doit se faire de manière progressive. Tout comme pour le claquage et pour l’élongation musculaire, la déchirure musculaire peut être évitée lorsqu’on effectue des échauffements. Aussi, il ne faudrait par ignorer l’alimentation et l’hydratation.

Le mot d’Alex

Cela m’est déjà arrivé et j’en ai souffert. C’était à la cuisse, j’ai mis de la crème arnica en couche épaisse et j’ai tout entouré d’une bande étirable afin de maintenir ma cuisse. J’ai renouvelé l’opération tous les soirs pendant une semaine et c’est passé naturellement. Ouf !

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